dimanche 29 mai 2011

Georges Tron, Dominique Strauss-Kahn et les autres : même combat !

Dominique Strauss-Kahn accusé de viol aux Etats-Unis.

Georges Tron accusé d'agression sexuelle en France.

Malgré la gravité des faits évoqués, les ténors de l'UMP et du Parti Socialiste soutiennent leurs amis, évoquant à qui veut l'entendre, le principe de la présomption d'innocence.

Présomption d'innocence ?

Principe essentiel il est vrai dans une société qui se réclame de la démocratie et de la justice.

Mais lorsque des accusations aussi graves sont portées contre un individu, la justice est naturellement tenue d'ouvrir une enquête judiciaire. Et c'est précisément la tenue de cette enquête judiciaire qui est incompatible avec la continuité de l'action et de la fonction politique.

Si le principe de présomption d'innocence doit s'appliquer au mis en cause, ce même principe doit également s'appliquer à la victime qui doit bien entendu être considérée comme une victime jusqu'à preuve du contraire.

Les déclarations de la victime doivent faire l'objet d'une présomption de vérité jusqu'à preuve du contraire.

Au nom du principe de liberté, tant qu'une décision de justice n'est pas rendue, la détention provisoire doit rester très exceptionnelle.

C'est donc logiquement que DSK a été remis en liberté par la justice américaine jusqu'à son procès. Mais l'avoir laissé reprendre sa vie de multimilliardaire alors même qu'il est accusé de crimes est proprement scandaleux.

Son assignation à résidence aurait dû se faire dans des conditions bien plus spartiates.

En France, un citoyen lambda accusé des mêmes agissements que Georges Tron aurait risqué la détention provisoire. Mais Georges Tron, lui, ne fait que se poser la question de son éventuelle démission du gouvernement !

Ces deux affaires mettent en lumière les différences de traitement réservé aux puissants et aux misérables. Mais ces affaires éclairent également sur l'usage que font certains hommes politiques du pouvoir qui leur est confié par le peuple.

Cette vision du pouvoir semble être partagée par un autre Kahn, Jean-François, l'ex patron de Marianne qui a estimé, quant à lui, que la position qu'occupe Dominique Strauss-Kahn lui donnait une sorte de droit de cuissage.

Jean-François Kahn a qualifié le viol de la femme de ménage de l'hôtel Sofitel de "troussage de domestique". Cette petite phrase en dit long sur sa vision des femmes noires exerçant des travaux manuels.

Et oui monsieur Kahn, il est fini le bon vieux temps de la colonisation où vous aviez le droit de cuissage sur vos esclaves ! Vous qui avez passé votre vie à donner des leçons de morale à la terre entière, commencez par balayer devant votre porte !

Le départ à la retraite de ce pitoyable Jean-François Kahn ne fera pas tache dans le paysage journalistique français et ne laissera aucun souvenir, bien au contraire.

Il ne reste plus qu'à se débarrasser de l'ignoble Alain Duhamel qui continu à s'accrocher aux médias comme la mouche à merde s'accroche à son étron après 40 années passées à ramper comme une larve devant tout ce que la France compte comme puissants !

Et Robert Badinter de dénoncer le traitement réservé à Dominique Strauss-Kahn. Ah c'est vrai qu'il souffre ce malheureux DSK ! Certes, DSK ne subit pas trop le problème de la crise du logement, mais il n'a pas le droit de sortir et de recevoir des filles de joie comme il l'entend. Alors le très démagogique Robert Badinter s'insurge ! Quel scandale !

Il est vrai que l'affaire Strauss-Kahn est bien plus grave que la guerre civile en Somalie ou en Syrie ou encore que la catastrophe nucléaire au Japon.

Mais une question taraude les esprits : qui pour remplacer DSK à la tête du FMI ?

Christine Lagarde bien sûr ! Elle a le profil idéal ! Déjà empêtrée dans le scandale "Bernard Tapis", Christine Lagarde a naturellement le soutien de tous les pays européens qui voient en elle le cynisme nécessaire pour mettre les pauvres un peu plus sur la paille et enrichir un peu plus les riches et ainsi poursuivre le chef d'oeuvre Strauss-Kahnien. Du grand art !

Une candidate comme Christine Lagarde ça ne se laisse pas passer ! D'autant que dépourvue de bitte, le FMI évitera ainsi tout nouveau scandale à caractère sexuel !

Christine Lagarde a même reçu le soutien appuyé de nombreux socialistes, Martine Aubry en tête pour sa candidature à la direction du FMI.

C'est dire si l'opposition en France s'oppose à la politique menée par la majorité !

Il aura tout de même fallu attendre une révolution (1789) et deux guerres mondiales (14-18 et 39-45) pour en arriver là !

Retour à l'esclavagisme avec droit de cuissage et l'obscénité du fric élevé au rang du sacré.