Après avoir trahi l'ensemble de la classe ouvrière, les syndicats français font de moins en moins recette.
Les cinq "grandes" confédérations syndicales (CGT, FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC) défilent en ordre dispersé pour ce énième premier mai.
Ne reste plus dans la rue que les cortèges des derniers profiteurs du système. Ceux qui bénéficient encore d'exemptions syndicales et survivent grâce à l'aide des subventions issues de l'argent public généreusement offert par le gouvernement aux confédérations.
Hors mis le rejet du CPE, qui au passage a permis à Nicolas Sarkozy de se débarrasser de Dominique de Villepin comme candidat et d'être élu en 2007 (Sarkozy peut remercier les syndicats sans lesquels il n'aurait probablement jamais été élu), les confédérations syndicales n'ont fait que se coucher devant le gouvernement depuis 2002.
A ce stade, on ne peut même plus parler de complicité mais bien de prostitution.
Sarkozy avait promis dans ses thèmes de campagne en 2007 de supprimer le monopole des confédérations syndicales en permettant à tous les syndicats de se présenter aux élections. Mais comment le président de la République pourrait-il se passer d'aussi bons serviteurs toujours prêts à rendre service ? La réforme n'a bien évidemment jamais vu le jour.
Depuis 10 ans, les syndicats ont perdu tous les combats, ils ont abandonné toutes les luttes qui faisaient l'essence même de leur existence.
De la défense du symbole des acquis sociaux (retraites), à la défense du symbole de l'outil de travail (Les ouvriers de Continental), en passant par le symbole du partage des richesses (salaires et primes des grands patrons), les syndicats se sont toujours couchés et ont systématiquement baissé leur froque devant le gouvernement. Ils ont livré aux chiens les ouvriers qu'ils étaient censés représenter et défendre.
Mais est-ce si étonnant ?
Aujourd'hui, les syndicats ne sont plus qu'une composante du système. Système dont ils profitent pleinement, alors ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied !
Le défilé du 1er mai du front national attire presque plus de personnes dans la rue que celui des syndicats, tout un symbole sur l'état du syndicalisme français et le bilan des politiques syndicales qui ont été conduites depuis 10 ans sous l 'influence de dirigeants syndicaux cooptés par le pouvoir politique.
Les bras et les mains du peuple (syndicats, associations, partis politiques) sont rongés par la maladie du mondialisme ultra libéral et de la corruption, le privant ainsi de la possibilité de se protéger et de se défendre contre les puissants qui l'oppriment.
Devant l'inutilité des syndicats français devenus nuisibles pour les catégories de personnes qu'ils sont censés protéger et défendre, il serait pour le moins légitime de supprimer les subventions publiques qui leur sont octroyées pour les redistribuer aux travailleurs les plus en difficultés sous forme d'un fond de solidarité.
La racaille syndicale est constituée en grande partie de toute la lie de l'éducation nationale, il est absolument scandaleux que ce système soit entretenu grâce à de l'argent public.