Festival de «moi je» à l’Elysée lors du déjeuner du "G24" (24 Goinfres à nourrir), le 15 avril 2009. De l’entrée au dessert, des tomates mozzarella à la mousse aux éclats de fruits et de chocolat, la vingtaine de parlementaires de tous bords conviés à déjeuner par le chef de l’Etat pour discuter régulation du capitalisme et paradis fiscaux ont eu droit, selon un convive, à «du Nicolas Sarkozy à 200 %, c’est-à-dire étrangement proche de sa propre caricature. On était en petit comité mais il parlait comme à la télé ou à un meeting de l’UMP !»
Lors de ce déjeuner, le président de la République a lancé plusieurs piques envers ses homologues de la scène politique internationale.
Sur Barack Obama : «il est élu depuis deux mois et n’a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n’a pas de position».
Sur José Manuel Barroso : «totalement absent du G20».
Sur Angela Merkel : «Quand elle s’est rendu compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à ma position».
Sur José Luis Zapatero : «Il n’est peut-être pas très intelligent».
En janvier 2009, M. Sarkozy avait déjà traité M. Chirac de "roi fainéant". Certes, ce regretté feu Jacques Chirac était sans nul doute un fainéant mais au moins c'était un homme discret qui ne passait pas son temps à faire chier la terre entière dans les médias ! Staline, en matière de culte de la personnalité, a trouvé son maître.
La méthode Sarkozy est bien rodée : critiquer et insulter tout le monde pour cacher sa propre médiocrité. Car, en effet, Sarkozy s'est fait élire sur son bilan sécurité en tant que Ministre de l'Intérieur. Pourtant, aujourd'hui, la violence explose. Son incapacité à gérer les affaires du pays s'est fait jour depuis son élection à la présidence de la république il y a maintenant prés de 2 ans.
La situation économique et sociale est catastrophique. Pourtant la liste UMP - Nouveau Centre est créditée de 27% des intentions de vote aux prochaines élections européennes du 7 juin contre 25% pour la liste PS.
Alors, c'est certain, avec Sarkozy tout devient possible, surtout le pire.