samedi 7 février 2009

Le bon French doctor ou le vrai visage de Monsieur K

«La vérité officielle sur Bernard Kouchner, sa prétention réitérée à être l’homme de la paix, l’avocat des plus faibles, le défenseur pugnace de la démocratie et des droits de l’homme est sérieusement écornée par son comportement pratique en Afrique», écrit Péan.

Mais le livre porte surtout sur les engagements à géométrie variable de celui qui fut l’un des fondateurs de MSF.

«Il faut bien reconnaître que, depuis longtemps, les combats et causes qu’il épouse sont ceux de Washington, les mêmes qu’embrassent certains intellectuels proaméricains venus de l’extrême gauche, les ex "nouveaux philosophes", BHL et André Glucksmann en tête», insiste l’auteur, rappelant pêle-mêle son engagement en faveur des Kurdes après la première guerre d’Irak en 1991, «mais sans se prononcer en faveur des chiites massacrés par milliers», puis en faveur des Bosniaques et des Kosovars.

Pourtant, l’image symbole de Kouchner débarquant en Somalie avec un sac de riz à l’épaule a fait pleurer dans bien des chaumières.

Péan dit dans son ouvrage que Kouchner insiste lui-même dans un livre interview sur sa «double judéité» : «Il y affirme paradoxalement "qu’être à moitié juif c’est être deux fois juif", comme s’il voulait indiquer qu’il faut chercher là le principal moteur de ses actes.»

Et de poursuivre :

«Bernard, c’est bel et bien la haine du gaullisme et de la philosophie politique qu’il sous-tend […] celle d’une indépendance nationale honnie au nom d’un cosmopolitisme anglo-saxon, droit de l’hommiste et néolibéral.»

Selon Péan, la nomination de Christine Ockrent à la tête de l’audiovisuel extérieur français représente «un conflit d’intérêt qui aurait choqué le moraliste que Kouchner fut un jour».

Et d’insister sur les nombreux «ménages» - c’est-à-dire collaborations extérieures grassement rémunérées - de la femme du ministre, qu’il présente comme «la journaliste la plus conformiste et convenue de France».

La partie qui fait le plus scandale est celle sur les affaires africaines.

Entre 2003 et 2006, Bernard Kouchner se lance dans le consulting, comme l’avait déjà révélé à l’époque la Lettre du Continent.

Les sociétés Imeda (International Medical Alliance) et Africa Steps - dirigées par deux de ses proches, Eric Danon et Jacques Baudouin - signent deux contrats avec le ministère de la Santé du Gabon pour un «audit du système de santé» du pays et pour «l’élaboration d’un nouveau plan national de développement sanitaire».

En tout un peu plus de 2 millions d’euros. Le tarif facturé par Imeda, 1 000 euros par jour et par consultant, est qualifié d’«un peu plus généreux» que celui préconisé par la Banque mondiale (1 000 dollars par jour - 780 euros -).

Quand Bernard Kouchner devient ministre des Affaires étrangères, le contrat gabonais n’est pas totalement réglé.

D’après Pierre Péan, le nouveau chef de la diplomatie française aurait sollicité, le 25 mai 2007, l’aide du chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo, lors de sa première visite à Paris au président Sarkozy, pour régler le reliquat.

Bernard Kouchner dément formellement.

En août, et surtout en septembre 2007, alors qu’il a déjà été nommé ambassadeur de France à Monaco, Eric Danon envoie des lettres de relance aux autorités gabonaises, dont le site Bakchich s’est procuré les fac-similés.

Il y a donc un clair «conflit d’intérêts» : Kouchner effectuait ses missions de consulting pour Bongo alors même qu’il dirigeait le groupement d’intérêt public Esther (Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau) qui bénéficiait de fonds importants alloués par le gouvernement français.


Évidemment, M. Kouchner a le soutien inconditionnel de Nicolas Sarkozy. Est-il besoin de le préciser ?

Faut-il rappeler que M. Kouchner se vantait sur Europe 1 au cours de l'opération "plomb durci" au Proche Orient de négocier avec l'Iran, État révisionniste qui prône la destruction d'Israël ?

Cet ouvrage démontre, si besoin en est, que le French doctor en plus de trahir l'Etat hébreu fait parti de cette mafia, la Françafrique, qui impose une néo colonisation tyrannique et parfois sanglante au peuple africain.

Où un tel personnage pouvait-il naturellement finir sa "brillante" carrière politique ?

A l'UMP bien sûr ! Aux côtés de Besson, Sarko et les autres pour compéter le beau tableau...