"La situation humanitaire à Gaza est intolérable", a dit le chef du gouvernement au Sénat, François Fillon, en réponse à une question du centriste Michel Mercier.
"Si la France a condamné dès le début les tirs de roquette effectués à partir de Gaza sur le territoire israélien, comme elle condamne les tirs de roquettes qui ont été effectués à partir du territoire libanais, nous pensons aussi que rien ne justifie les souffrances qui sont aujourd'hui imposées aux populations civiles qui vivent enfermées dans la bande de Gaza", a-t-il ajouté.
La résolution 1860 du Conseil de sécurité, adoptée jeudi par 14 voix sur 15 --les Etats-Unis s'abstenant--, "appelle à un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté, menant au retrait complet des forces israéliennes de Gaza". Elle "condamne toute violence et hostilité dirigées contre des civils et tout acte de terrorisme", sans désigner explicitement les tirs de roquettes du Hamas sur le sud d'Israël, et appelle notamment "à la fourniture sans obstructions (...) de l'aide humanitaire".
Le Hamas a rejeté la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat, estimant qu'elle ne servait pas les intérêts du peuple palestinien, a affirmé à l'AFP un responsable du mouvement islamiste au Liban. "Nous rejetons (cette résolution) car elle ne sert pas nos intérêts ni ceux du peuple palestinien", a affirmé Raafat Morra.
Cette résolution est "plutôt en faveur d'Israël (...) car elle tient compte des intérêts de l'occupant et lui sauve la face après la série d'échecs qu'il a connus dans la bande de Gaza", a-t-il indiqué. "Elle donne à Israël une chance de rester plus longtemps dans la bande de Gaza", contrôlée par le Hamas.
Le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé vendredi le Premier ministre israélien Ehud Olmert pour lui exprimer sa déception du fait qu'Israël poursuive son offensive à Gaza en ignorant un appel du Conseil de sécurité à un cessez-le-feu immédiat. Dans cet entretien téléphonique avec M. Olmert, M. Ban "lui a exprimé sa déception du fait que la violence se poursuive sur le terrain, au mépris de la résolution du Conseil de sécurité d'hier", a déclaré à la presse la porte-parole, Michèle Montas.
Bien que le Hamas ait rejeté la résolution de l'ONU et que le mouvement islamiste soit déterminé à poursuivre ses attaques contre Israël, François Fillon estime "intolérable" qu'Israël se défende.
Le Hamas porte toute la responsable relative aux victimes dans le cadre de l'opération "plomb durci". C'est le Hamas qui agresse l'Etat hébreu et refuse de déposer les armes obligeant ainsi Israël à se défendre.
Le Hamas doit déposer les armes sans condition, renoncer à la violence et reconnaître l'Etat juif comme légitime. Le mouvement islamiste a toutes les cartes entre ses mains pour que cessent les violences. Malheureusement, les positions actuelles du Hamas obligent Israël à poursuivre ses opérations pour pouvoir assurer la sécurité de sa population.
Tout Etat dans la situation d'Israël se défendrait de la même manière.
Il est tout à fait démagogique de présenter Israël comme l'agresseur et le Hamas comme la victime. Certaines diplomaties feraient bien mieux de faire leur propre autocritique plutôt que de donner des leçons à Israël et au monde. Faut-il rappeler le nombre de génocides et autres exactions en tous genres qui ont eu lieu ces 30 dernières années sans que la communauté internationale ne bouge le petit doigt ? La communauté internationale est bien plus loquace et ne s'embarrasse pas de gant quand il s'agit de condamner Israël alors que l'Etat hébreu ne fait que se défendre face au terrorisme en état de légitime défense.