dimanche 28 décembre 2008
Offensive israélienne contre le Hamas, l'opération "plomb durci" va entrer dans sa phase terrestre
Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a accusé Israël de "commettre un holocauste au vu et au su du monde entier, qui n'a pas bougé le petit doigt". La "résistance palestinienne se réserve le droit de riposter à cette agression par des opérations de martyre", c'est-à-dire des attentats suicide, a-t-il affirmé.
Au total, une vingtaine de roquettes ont été tirées dimanche depuis la bande de Gaza sur le sud d'Israël. L'une d'elles, de type Grad, a atteint pour la première fois Gan Yavné, près du port d'Ashdod, à plus de 30 kilomètres au nord de Gaza, selon les secours israéliens.
Israël a mobilisé 6.500 réservistes. L'armée israélienne "élargira et approfondira ses opérations à Gaza autant que nécessaire", a averti le ministre de la Défense Ehud Barak. "Cela ne sera pas de courte durée et ne sera pas facile". Israël a commencé à masser des chars et des troupes à la lisière de la bande de Gaza. L'aviation a dans le même temps poursuivi ses raids contre ce territoire, visant notamment le "Saraya", un complexe abritant la principale prison de Gaza et un quartier général des services de sécurité du Hamas, et en soirée des ateliers de fabrication de roquettes.
Dans l'après-midi, l'aviation a dit avoir mené des raids contre "40 tunnels" de contrebande dans le secteur de Rafah à la frontière du territoire avec l'Egypte. Ces souterrains permettent au Hamas d'introduire des armes dans la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien.
De l'autre côté de la frontière, la police égyptienne a tiré des coups de feu en l'air pour empêcher des dizaines de Palestiniens d'entrer en Egypte au nord du terminal de Rafah. Le Caire a déployé de nouveaux renforts dans ce secteur.
En soirée, un policier égyptien a été tué par balle et un autre blessé à Rafah par des tirs en provenance de la bande de Gaza, selon les services de sécurité égyptiens et des sources médicales, qui ignoraient qui était à l'origine de ces tirs.
Le mouvement islamiste qui a accusé l'Egypte de complot avec Israël, a réclamé dimanche l'ouverture permanente du terminal de Rafah.
Le secrétaire général du parti chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah, a appelé le peuple égyptien à descendre "par millions" dans la rue pour forcer l'ouverture de Rafah. "La police égyptienne peut-elle tuer des millions d'Egyptiens? Peuple d'Egypte, vous devez ouvrir le terminal de Rafah avec la force de vos corps", a déclaré le chef d'un mouvement auréolé dans la rue arabe du prestige lié à ses succès contre l'armée israélienne lors de la guerre de 2006 au Liban.
La Syrie a estimé que ses négociations indirectes de paix avec Israël, lancées en mai par l'intermédiaire de la Turquie, ne pourraient pas se poursuivre.
Selon l'armée israélienne, environ 230 cibles du Hamas ont été visées en 24 heures à Gaza. Un porte-parole du gouvernement israélien a affirmé que "97%" des victimes des raids appartenaient au Hamas.
A Jérusalem, lors du conseil des ministres hebdomadaire, le Premier ministre Ehoud Olmert a prédit que les combats à Gaza seraient "longs, douloureux et difficiles", expliquant que l'offensive était "susceptible de durer plus longtemps que ce que nous entrevoyons à l'heure actuelle". Il a averti ses ministres que l'Etat hébreu devrait résister à des pressions internationales.
La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni a déclaré sur NBC que l'Etat hébreu avait lancé cette offensive parce que le Hamas faisait de la contrebande d'armes et formait "une petite armée". "Notre but n'est pas de réoccuper la Bande de Gaza", a-t-elle toutefois ajouté.
A New York, le conseil de sécurité de l'ONU, réuni en urgence, a appelé Israéliens et Palestiniens à "cesser immédiatement toutes les violences" et "les activités militaires" dans la Bande de Gaza. Le communiqué souligne la nécessité de rétablir une trêve entre l'Etat hébreu et le Hamas. Il demande aussi l'ouverture des points de passage "pour répondre aux besoins économiques et humanitaires graves dans la Bande de Gaza", et assurer un acheminement continu de nourriture, de carburant et de médicaments.
Nicolas Sarkozy condamne l'attaque israélienne
Dans un communiqué, le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy "exprime sa plus vive préoccupation devant l'escalade de la violence dans le sud d'Israël et dans la bande de Gaza". S'il condamne les agissements terroristes palestiniens "qui ont conduit à cette situation", il juge la réaction israélienne "disproportionnée". Le président français réclame en outre "l'arrêt immédiat des tirs de roquettes sur Israël ainsi que des bombardements israéliens sur Gaza, et il appelle les parties à la retenue".
L'Elysée a fait savoir dimanche que Nicolas Sarkozy s'était entretenu avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Pourtant, les activistes palestiniens ont tiré plus de 300 roquettes et obus de mortiers sur le territoire israélien la semaine dernière, et dix fois plus durant l'année 2008.
Force est de constater qu'Israël agit en état de légitime défense.
La liberté des israéliens est menacée par les actions terroristes du Hamas.
Dans le cadre de la défense de ses libertés en état de légitime défense, Israël est bien fondé à faire usage de la force.
dimanche 21 décembre 2008
Extrait d'une interview accordée par le parti à la presse
"Aucun des 14 candidats en lice lors de la présidentielle en 2007 n'a présenté un réel projet d'avenir pour les individus vivant dans ce pays. Actuellement, il n'existe pas de formation politique qui défende réellement les libertés individuelles en les inscrivant au coeur d'une réflexion politique.
La Ve République est l'avènement d'un Etat à caractère totalitaire tout puissant contrôlant l'ensemble des libertés individuelles. Les électeurs sont constamment manipulés (chiffres truqués, information contrôlée..).
Jamais dans une société occidentale, le culte de la personnalité d'un Chef d'Etat n'avait été autant instrumentalisé pour manipuler l'opinion publique.
La Parti Anarchiste Révolutionnaire n'est pas un parti politique de plus qui s'ajoute à une liste déjà longue, mais c'est bel et bien une formation politique qui défend des valeurs historiques et un concept de société unique.
Nous allons permettre à des millions de personnes réduites au silence de se faire entendre."
Vous avez obtenu un score plutôt modeste lors des législatives en 2007, quelles conclusions en tirez-vous ?
"Sans avoir mené une campagne de terrain, sans médiatisation, sans l'appui de réseaux locaux, sur la simple diffusion de notre profession de foi contenant nos grandes lignes thématiques, nous avons obtenu 0,25% des suffrages.
Avec un travail local de fond, l'apport de militants supplémentaires, l'appui de réseaux locaux et un peu de médiatisation, le Parti Anarchiste Révolutionnaire deviendra une formation politique incontournable dans les prochaines années. Les gens commencent à se rendre compte que la France est en réalité une Monarchie républicaine contrôlée par quelques puissants.
Le score que nous avons obtenu atteste de l'adhésion d'une partie de la population à notre projet. Obtenir 0,25% des suffrages quelques semaines seulement après notre création, de surcroît dans un contexte de forte bipolarisation, démontre que le projet défendu par notre formation politique intéresse nos concitoyens. Notre capital sympathie est bien réel."
En quelques mots, quel projet défendez-vous ?
"Le Parti Anarchiste Révolutionnaire défend un projet fondé sur les libertés individuelles. Le centralisme est le principal outil utilisé par l'Etat pour asservir le peuple. Nous défendons une réforme en profondeur des Institutions axée sur le fédéralisme ou le régionalisme si vous préférez.
L'Etat est la principale source de dépense dans ce pays. L'Etat coûte quotidiennement une fortune aux contribuables pourtant il ne sert pratiquement à rien, si ce n'est à engraisser tous les profiteurs du système.
Nicolas Sarkozy propose de dégraisser la fonction publique, nous, nous proposons de dégraisser l'Etat.
Le budget des recettes doit être confié aux élus locaux (commune, département, région) et le pouvoir doit rester dans les mains du peuple. Il ne doit plus être délégué à l'énarchie parisienne ou européiste. Pour se faire, il est impératif que les élections soient totalement libres et qu'elles se déroulent à la proportionnelle.
Les élections doivent être la règle commune en matière d'affaires politiques, syndicales et associatives. Tout parti politique, syndicat ou association doit avoir le droit de se présenter librement à toutes les élections. C'est sur la base des résultats électoraux obtenus que doit être calculée la représentativité.
Pour toutes les grandes décisions au plan national, le référendum doit être la règle.
Des syndicats indépendants et représentatifs garantiront une coopération libre et efficace entre employeurs et employés. Des associations représentatives exerceront un contre pouvoir efficace et constructif vis-à-vis du politique. Des élections politiques à la proportionnelle garantiront un véritable pluralisme, la liberté d'expression et la représentation des différents courants de pensée.
Le référendum reste le mode le plus démocratique pour trancher les grandes questions.
La laïcité doit être clairement réaffirmée. La séparation entre l'Eglise et l'Etat est fondamentale dans une société où les individus désirent coopérer librement. Le religieux occupe une place trop importante dans notre pays."
Mais vous ne parlez que de réformes institutionnelles là !
"Les réformes institutionnelles sont indispensables pour retirer les commandes du pouvoir monopolisées par tous les profiteurs du système depuis plusieurs décennies. Une fois ces monarques chassés des palais de la république qu'ils ont injustement confisqués au peuple, les réformes pourront s'amorcer.
Les économies réalisées grâce au plan de rigueur lancé contre l'Etat et son bras armé, la fonction publique, permettront une baisse généralisée de tous les impôts de l'ordre de 60% à 80%. Ces baisses d'impôts donneront d'avantage de pouvoir d'achat aux personnes qui pourront mieux consommer. La croissance se relancera peu à peu.
La liberté de contacter, la liberté de travailler et la baisse généralisée de toutes les charges liées au travail favoriseront la création d'entreprises et l'embauche pour tendre vers le plein emploi.
La création de zones franches pour favoriser le retour des entreprises qui se sont délocalisées est au coeur de notre projet. Dans ces zones franches, un salarié ne coûtera à l'employeur que le coût de son salaire, pas un euro de plus.
La création et le développement de caisses de mutuelle privées doivent être généralisés. Les personnes ne peuvent plus continuer de payer des cotisations exorbitantes à la sécurité sociale alors que celle-ci ne rembourse pratiquement plus rien.
Nous pensons que la propriété est un droit inaliénable de l'homme. Toute personne qui travaille doit pouvoir devenir propriétaire de son logement dans le cadre d'une acquisition comptant ou en ayant recours à un crédit de durée raisonnable à taux raisonnable. Pour faire baisser le prix des logements neufs, il est impératif de contrôler les marges de bénéfices réalisées par les grands promoteurs immobiliers. La baisse des prix des logements neufs entraînera de facto la baisse des prix de l'ancien. Il faut obliger les banques à baisser leurs taux de crédit. L'accès à la propriété sera ainsi facilité et ouvert à tous, y compris aux personnes à faibles revenus."
Qui est candidat chez vous à l'élection présidentielle en 2012 ?
"Le Parti Anarchiste Révolutionnaire élira prochainement son candidat à l'élection présidentielle de 2012, les querelles de personnes ou l'ego d'un tel ou un tel nous importe peu, seules les idées défendues comptent."
Votre blog est l'un des plus critique du net, pensez-vous que tous les hommes politiques sont à mettre dans le même panier ?
"Oui, nous en sommes convaincus.
Ils sont tous étatistes et n'aspirent qu'à deux choses : le pouvoir et l'argent.
Regardez les socialistes d'hier devenus aujourd'hui sarkozistes convaincus tout ça pour un poste de ministre, de secrétaire d'Etat ou de président d'une commission bidon.
Il y en a plus d'un qui risquent de déchanter au prochain remaniement ministériel tout proche, vous verrez les longs couteaux seront à nouveau de sorti, mais au final, en réalité c'est toujours le peuple qui se fait poignardé.
Les hommes politiques ont trahi le peuple, le peuple leur présentera tôt ou tard l'addition.
Nous proposons au peuple d'apporter en son nom et pour son compte l'addition à l'abondante table républicaine des politiques qui se sont grassement repus pendant des décennies aux frais des contribuables."
Etes-vous anti-européiste ?
"Nous sommes contre la politique menée par l'Union Européenne, cette Institution n'a plus lieu d'exister aujourd'hui. Il n'existe plus de risque de conflit armé entre les Etats membres. Pour nous, l'Union Européenne est un super Etat doté de super pouvoirs, c'est aux antipodes du projet fédéraliste et régionaliste que nous défendons. L'Union européenne a servi à quoi à part abriter des milliers de ventres à nourrir aux frais du contribuable ?"
Etes-vous anti-mondialiste ?
"La mondialisation est en train de détruire les peuples, les cultures, les identités, de ravager la faune et la flore, de polluer la planète de manière irréversible. La mondialisation a pour but d'arriver à l'avènement d'une société de profit composée de 7 milliards de moutons qui doivent tous penser de manière identique et accepter d'être dominés par une poignée de puissants. Alors oui je suis contre la mondialisation."
Vous prônez la révolution, pensez-vous que le peuple doit prendre les armes pour renverser l'Etat ?
"Non absolument pas ! Le terme révolution signifie des changements importants et rapides dans la vie d'un peuple. C'est ce changement que nous entendons incarner. Mais surtout pas par les armes, quelle légitimité à celui qui arrive aux affaires par la violence ou en contraignant l'autre ? La bataille doit se gagner sur le terrain des idées, du dialogue et du débat libre. Enfin, il doit surtout se gagner dans les urnes. Nul doute que la crise qui ne cesse de s'accroître dans ce pays et la fracture, ou plutôt le gouffre de plus en plus large entre les dirigeants et les dirigés conduira le peuple à la révolte électorale."
Vous pensez incarner cette révolte ?
"Oui, nous sommes les seuls à proposer une société qui met l'individu au coeur de son projet politique et qui garanti pleinement les libertés individuelles. Au fond, si vous êtes en colère contre le système vous allez pouvoir voter pour qui ? Dites-moi ?
Je vous dis qu'une majorité des 40 millions d'électeurs qui se sont déplacés lors de la présidentielle 2007 n'ont pas voté pour un candidat mais contre un candidat.
Il y avait l'électorat qui ne voulait surtout pas voir la gauche revenir au pouvoir et celui qui ne voulait surtout pas voir Sarkozy devenir président.
Le Parti Anarchiste Révolutionnaire entend incarner un vote de protestation contre le système politique en place ainsi qu'un vote de rejet des élites qui le compose. Mais nous souhaitons également incarner un vote d'adhésion à un projet de société réaliste et juste."
Mais l'anarchie c'est le désordre, le chao, alors que vous vous parlez de justice...
"L'anarchie c'est l'Ordre sans dirigeant. L'anarchie n'est certainement pas le désordre. C'est le pouvoir à 100% dans les mains de chaque individu qui compose la société organisée. Ordo ab chao."
Je ne comprends pas...
"L'Ordre par le désordre si vous préférez.
Avant de pouvoir vivre dans une société d'ordre, il y a un passage obligé par le désordre ou le chao. Je crois que nous entrons dans cette période de désordre. Tout est incertain tant sur le plan national que sur la scène mondiale.
Le monde est devenu un village dans lequel un voisin turbulent peut rapidement déstabiliser tout le village.
Regardez le dossier du nucléaire iranien, le conflit Israélo-arabe, l'instabilité grandissante dans les pays du tiers-monde, les problèmes sanitaires, le manque d'eau potable, le saccage écologique de la planète, l'explosion de la démographie entraînant un épuisement des ressources le tout sur fond de crise financière mondial. Il semble s'éloigner de plus en plus le monde merveilleux que les élites politiques nous annoncent depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Dans ce contexte, vous voyez bien qu'il faudra bien tôt ou tard un changement de société si non la société implosera et s'autodétruira d'elle-même."
Merci.
samedi 20 décembre 2008
Une poignée de Turcs demande "pardon" aux Arméniens
Ces excuses adressées aux victimes du génocide de 1915 ont été formulées par quatre intellectuels issus de la gauche turque : l'économiste Ahmet Insel, le professeur de sciences politiques Baskin Oran, le spécialiste des questions européennes, Cengiz Aktar, et le chroniqueur, Ali Bayramoglu.
Plus de 13 000 Turcs ont signé la pétition lancée le lundi 15 décembre 2008 sur Internet.
Le mot génocide n'apparaît toutefois pas, la pétition préféré plutôt parler de "grande catastrophe".
"Une blague", selon Ertugrul Özkök, le rédacteur en chef du quotidien nationaliste Hürriyet, voire "un acte de trahison", pour la députée du Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste), Canan Aritman.
Une soixantaine de diplomates à la retraite ont estimé quand à eux qu'il s'agissait d'une initiative "inacceptable, fausse et défavorable aux intérêts de la nation. Une telle tentative, incorrecte et partiale est irrespectueuse pour notre histoire et revient à trahir notre peuple".
Pour le député du Parti de l'action nationaliste (MHP), Deniz Bölükbasi "si quelqu'un doit s'excuser, ce sont les intellectuels et les Arméniens. Ils devraient s'excuser pour les atrocités dont ont souffert des milliers d'Anatoliens".
Le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, est aussi virulent. "Je ne l'accepte pas, je ne la soutiens pas. Nous n'avons commis aucun crime, donc nous n'avons pas besoin de nous excuser", a-t-il riposté, mercredi.
93 ans après le génocide arménien la question est loin d'être réglée.
Ce génocide est l'un des symboles de la cruauté à laquelle l'homme est capable de se livrer.
La négation des différences entres les peuples. Le refus d'acceptation de la culture et des traditions des peuples. Le non respect des frontières naturelles à l'intérieur desquelles un peuple a le droit d'exister librement. La violation de la souveraineté des peuples. L'empêchement à l'autodétermination des peuples. La volonté de constituer un monde "sans frontière".
Tels sont les ingrédients poussant l'homme à accomplir les pires horreurs.
"Chaque peuple, chaque ethnie, quelque soit sa culture, ses traditions, sa langue, ses croyances a le droit de posséder sa propre terre protégée par des frontières inviolables", il s'agit ici d'un concept fondamental.
Un monde sans frontière dans lequel une poignée de "puissants" déciderait au nom et pour le compte de 7 milliards d'individus est la pire des sociétés que l'homme pourrait dessiner.
Seul le respect de la spécificité des groupes d'individus vivant sur leurs terres et dans leurs frontières à micro-échelle peut permettre une libre coopération entre les peuples et ainsi éviter les catastrophes de toutes sortes (violences entre peuples, violences interethniques...).
Force est de constater que le monde voulu de nos jours par 'les puissants' est aux antipodes de ce principe fondamental.
7 milliards d'individus dépourvus de tout esprit critique produisant et consommant dans le seul but d'enrichir toujours plus ces 'puissants' dans un monde sans frontière, sans culture et sans tradition où les peuples ne seraient plus qu'une main d'oeuvre bon marché, telle est la merveilleuse société à laquelle plus d'un aspire de leurs voeux.
De nombres frontières ont été tracées en fonction des intérêts des plus riches. Ces frontières ne correspondent pas aux territoires occupés historiquement pas les peuples souvent séparés par ces lignes artificielles.
Le redécoupage des frontières dans le stricte respect du droit à l'existence de chaque peuple quel qu'il soit sur sont territoire est indispensable pour permettre à 7 milliards d'individus de coexister en paix.
dimanche 14 décembre 2008
74% des personnes interrogées sont contre la nomination du PDG de France Télévision par le Président de la République
Selon ce sondage sur l'opinion des Français face à la réforme de l'audiovisuel public, 70% des personnes interrogées trouvent que le début des programmes du soir sur les chaînes de service public à 20h30 au lieu de 21h00 serait une bonne chose, contre 26% d'un avis opposé.
En revanche, 74% jugent que la nomination du PDG de France Télévision par le président de la République est une mauvaise chose, contre 18% qui l'approuvent.
Pourquoi ne supprimerait-on pas également la publicité sur TF1 ?
La télévision publique est l'un des derniers médias à ne pas être totalement sous la coupe de la Présidence de la République. Il semble urgent pour le pouvoir de mettre un terme à cette hérésie même si cela va à l'encontre de l'opinion publique.
Et oui, l'opinion des gens après tout on s'en fou, c'est bien pour cela qu'on a créé le 49-3...
Carla Bruni porte plainte pour atteinte à l'image
"Ce sac constitue une atteinte à l'image de Mme Bruni-Sarkozy hors consentement et à des fins publicitaires et commerciales. Nous allons demander l'interdiction de la vente de cet article et 125.000 euros de dommages et intérêts à titre de préjudice moral et matrimonial" a déclaré Me Iqbal Akhoun, correspondant de Me Herzog à la Réunion.
Mme Bruni passe la totalité de son temps à utiliser tous les supports médiatiques que ce bas monde peut compter pour y soigner son image.
Le culte de la personnalité du couple est devenu raison d'Etat.
Impossible d'y échapper. Interdiction de critiquer. Il faut aimer et en redemander.
Et personne ne doit de prêt ou de loin tenter de toucher à la gravure de mode, si non, attention le procès guette et ça peut coûter cher ! On ne plaisante pas chez les Bruni-Sarkozy, 125.000 euros de dommages et intérêts pour 10.000 malheureux sacs !
Comment appelle-ton un pays où l'exécutif contrôle totalement les médias et utilise ces derniers dans son unique intérêt personnel ? Un Etat totalitaire, non ?
Il faut espérer que le Juge, garant des libertés et de la démocratie, déboutera purement et simplement Mme Bruni de sa plainte pour le moins infondée tant elle expose en permanence son image de manière publique.
samedi 13 décembre 2008
Bernard Kouchner pulvérise Rama Yade
"Il y a contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un Etat, même en France. On ne peut pas diriger la politique extérieure d'un pays uniquement en fonction des droits de l'homme. Diriger un pays éloigne évidemment d'un certain angélisme. Cette contradiction peut être féconde mais fallait-il lui donner un caractère gouvernemental en créant ce secrétariat d'Etat ? Je ne le crois plus et c'est une erreur de ma part de l'avoir proposé au président" ajoute Bernard Kouchner.
A 70 ans, M. Kouchner semble découvrir que la politique étrangère menée par la France est loin d'être droitdelhommiste (il n'est jamais trop tard pour s'en rendre compte !).
Pour M. Kouchner, les droits de l'homme relèveraient de "l'angélisme" et ne seraient par conséquent pas une doctrine philosophique réellement applicable.
Fort de ce brillant constat, après avoir trahi tous ses amis socialistes, ouvert les yeux sur les droits de l'homme et envoyé quelques sacs de riz à gauche et à droite, le bon docteur Kouchner s'en prend maintenant à la pauvre Rama Yade.
Selon les observateurs, Rama Yade serait en disgrâce suite à son refus d'être candidate aux prochaines élections européennes.
Toutefois, Rama Yade ne paierait-elle pas ici plutôt l'affront fait à l'un des meilleurs amis de Nicolas Sarkozy, le bon Colonel Kadhafi ?
"Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort"
Cette déclaration pour la moins courageuse datée de décembre 2007 est signée Rama Yade.
Paie-t-elle aujourd'hui son courage d'hier ou plus simple ne convient-elle plus à la grâce du très saint et très bon tout puissant roi Sarkozy Ier ? (on espère qu'il n'y aura point de dynastie...)
Réponse au prochain remaniement ministériel. En tout cas, les 'doux rêveurs' qui se battent au quotidien pour la défense et le respect des droits de l'homme apprécieront sûrement la vision de M. Kouchner...
mardi 9 décembre 2008
Régression intellectuelle au PS
"Game Over", c'est par cette formule que le nouveau porte parole du PS, Benoît Hamon a répondu au camp Royal.
Pour Laurent Fabius "il faut siffler la fin de la récré". Pour lui, la politique menée par le clan Royal se résume à "monsieur ou madame, il m'a pris ma gomme !"
Pourtant, la pauvre Ségolène Royal représente modestement la moitié tout de même du PS ayant réalisée à une centaine de voix près le même score que Martine Aubry.
Alors Royal, fort de son dernier score obtenu aux élections internes au PS somme Aubry "de faire le rassemblement". Et oui, même si le PS a régressé intellectuellement la cantine est encore bonne !
Il est plus facile de prendre les commandes d'une structure politique implantée bénéficiant de toutes sortes de subventions et d'un patrimoine gigantesque plutôt que de créer sa propre formation.
Laurent Fabius n'a toutefois peut être pas tort de parler de sa "gomme" qui pourrait bien servir à effacer définitivement le PS du paysage politique français. Le vieux parti socialiste risque bien d'être "Game Over" dans les années à venir, victime des conflits d'intérêts des uns et des autres. Il est bien loin le temps de la SFIO.
Le monobloc UMP-CENTRE-PS pourrait bien exploser d'ici à 2012.
A gauche, Royal sera-t-elle candidate sans l'investiture du PS ? A droite, Jean-François Coppé se présentera-t-il en électron libre contre l'actuel président ? Combien de candidats sous l'étiquette 'Centre' obtiendront les 500 précieux parrainages pour effacer définitivement le très transparent et inutile Bayrou de la scène politique ?
A l'heure où plus rien ne va dans ce pays, chacun appréciera le spectacle offert par 'l'opposition' qui s'oppose bien plus en interne à elle-même qu'à la politique menée par Nicolas Sarkozy.
jeudi 4 décembre 2008
La prison dès 12 ans. A quand l'incarcération du foetus délinquant ?
Selon le Ministre de la Justice, Rachida Dati, cette mesure résulterait du "bon sens" et les opposants à la réforme auraient une "vision réactionnaire".
La réalité aujourd'hui dans ce pays est qu'un enseignant qui va mettre une simple claque à un élève "mineur délinquant" âgé de 17 ans qui aura commis les pires excès va aussitôt susciter l'indignation des politiques, des médias et d'une manière générale de tous les biens pensants qui vivent dans ce pays. Autant dire des millions de personnes !
Un tel geste, véritable attentat, va déclencher sans délai une procédure judiciaire. Dépôt de plainte des parents, constitution en partie civile des associations, condamnation des institutions, indignation des politiques, colère des enseignants et des parents d'élèves et la liste est loin d'être exhaustive.
Incarcérer un mineur de 12 ans est, selon l'UMP, une mesure de "bon sens" tandis que mettre une claque à un jeune délinquant de 17 ans constitue dans ce pays un délit pénal qui suscite l'indignation de tous les biens pensants que se pays peut compter.
Pourtant, la fessée donnée aux enfants désobéissants a contribué depuis que le monde est monde à la bonne éducation de milliards de jeunes pour les amener petit à petit vers la vie adulte.
Il s'agit ici d'une fessée proportionnée administrée dans un but éducatif. Cette fessée n'a rien à voir avec des actes de violences commis contre des mineurs qui doivent eux, bien évidement, être sévèrement réprimés.
Quel est le véritable intérêt de la société ?
Ne plus éduquer ses enfants et les punir dès 12 ans à des peines sévères de prison dès qu'ils ont commis des actes illicites qui auraient pu être évités grâce à une bonne éducation ? Ou bien, au contraire, doit-on donner la priorité absolue à l'éducation en considérant que l'incarcération doit être l'exception ?
Nul doute que la cellule familiale a besoin d'être encouragée et protégée. Si cette cellule familiale est défaillante, c'est aux éducateurs de pendre le relais pour assurer la protection et l'éducation du mineur.
Cette éducation doit pouvoir s'accompagner, si besoin est, de la fessée éducative dans un cadre strictement nécessaire, proportionné et contrôlé.
Vaut-il mieux éduquer les mineurs ou les incarcérer ?
Étant donné l'état actuel du système carcéral français, est-il raisonnable de considérer qu'incarcérer un mineur de 12 ans est incompatible avec la dignité humaine ? Quel parent peut s'imaginer voir son enfant de 12 ans être incarcérer comme un adulte et se déplacer toutes les semaines au parloir pour le voir grandir ?
En France, un foetus tué dans le ventre de sa mère même au 9ème mois ne bénéficie d'aucune protection juridique. Il n'est pas considérer en droit comme une personne, humaine et vivante.
Il ne s'agit pas ici de remettre en cause l'avortement qui constitue une liberté fondamentale, liberté qui doit être garantie et protégée. Mais il semblerait plus opportun de donner un statut juridique à l'enfant à naître arrivé à terme plutôt que de pondre des lois destinées à incarcérer des mineurs toujours plus jeunes.
Après avoir lancé l'idée du dépistage des troubles du comportement chez les enfants en bas âges pour identifier parmi eux les futurs délinquants, pourquoi ne pas non plus essayer de dépister les troubles mentales chez le foetus à naître dans la foulée ?
A quand l'incarcération du foetus délinquants ?
Pourquoi ne pas incarcérer la maman du foetus à naître dépisté comme étant potentiellement un futur délinquant ?
Nul doute qu'après son accouchement, une fois qu'elle sera maman, madame Dati se rendra compte de la stupidité de ses déclarations. Elle sera sans nul doute la première femme à vouloir être une bonne mère et à bien éduquer son enfant en lui infligeant une petite fessée si besoin est.. Puisse son accouchement lui rendre sa sagesse.
mardi 2 décembre 2008
Michel Colucci : 24 ans après rien a changé
24 ans après sa création, l'association fondée par Coluche n'a jamais été autant sollicitée. Les restos du coeur se sont encrés dans le paysage social associatif français au fil des ans.
Cette réalité démontre plus que jamais l'incapacité totale des différents gouvernements qui se sont succédés à protéger les personnes.
Pire, des associations caritatives à but humanitaire formées de bénévoles ont dû se substituer à l'Etat pour venir en aide aux plus pauvres.
Protéger les personnes est la mission première que la politique est censée remplir.
Or, face à l'incurie des politiques publiques menées depuis des lustres, des organisations non gouvernementales sont obligées de venir en aide à des individus qui ne bénéficient plus de protection.
Les restos du coeur servent aujourd'hui 10 fois plus de repas qu'en 1985. Les différentes formations politiques qui se sont succédées depuis tout ce temps à la tête du pays ont eu en main tous les leviers qui auraient pu leur permettre de garantir à tous des conditions de vie décente.
Or, aujourd'hui la situation est catastrophique et il n'existe pas à court terme d'espoir d'embellie.
C'est dans ce contexte qu'il est indispensable de saluer l'action de ces femmes et de ces hommes de l'ombre qui travaillent pour améliorer les conditions de vie de leur prochain.
Michel Colucci est sans nul doute la personne qui représente le mieux tous ces bénévoles.
Même si l'on a du dire "ciao pantin" à Michel le 16 juin 1986, il reste plus que jamais présent dans nos coeurs à travers son oeuvre aujourd'hui poursuivie par une foule d'anonymes.
lundi 1 décembre 2008
46.900 chômeurs supplémentaires
Le chiffre réel du nombre de chômeurs reste quand à lui totalement inconnu et tabou. Et oui, les voies des statistiques sont comme celles du bon-dieu, impénétrables !
Nul doute que ces 46.900 laissés-pour-compte supplémentaires pourront toujours se remonter le moral en écoutant une petite chanson de Carla.
Petit extrait pour les fans : (et oui, il paraît qu'il y en a...)
"Tu es ma came, plus mortelle que l’héroïne afghane, plus dangereux que la blanche colombienne, tu es ma solution à mon doux problème".
La première dame de France apporte ici avec brio le remède aux maux des chômeurs; un bon vieux rail de blanche. Alors vraiment pas de quoi en faire un drame. Qu'est-ce donc que 2 millions de chômeurs ? Enfin, voyons.
La seule problématique à laquelle Carla n'apporte point de réponse est de savoir comment se payer le divin produit en ne touchant que les ASSEDIC ?
C'est à suivre dans Vivement Dimanche prochain. On a vraiment hâte d'y être... En même temps quand on a plus d'emploi ça laisse un peu de temps libre pour regarder toutes les conneries à la télé.