mardi 9 décembre 2008

Régression intellectuelle au PS

Le texte d'orientation du Parti Socialiste adopté samedi est "une régression intellectuelle comme on en a pas vu au parti depuis des années. C'est un texte qui ne fait aucune proposition" a déclaré Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal.

"Game Over", c'est par cette formule que le nouveau porte parole du PS, Benoît Hamon a répondu au camp Royal.

Pour Laurent Fabius "il faut siffler la fin de la récré". Pour lui, la politique menée par le clan Royal se résume à "monsieur ou madame, il m'a pris ma gomme !"

Pourtant, la pauvre Ségolène Royal représente modestement la moitié tout de même du PS ayant réalisée à une centaine de voix près le même score que Martine Aubry.

Alors Royal, fort de son dernier score obtenu aux élections internes au PS somme Aubry "de faire le rassemblement". Et oui, même si le PS a régressé intellectuellement la cantine est encore bonne !

Il est plus facile de prendre les commandes d'une structure politique implantée bénéficiant de toutes sortes de subventions et d'un patrimoine gigantesque plutôt que de créer sa propre formation.

Laurent Fabius n'a toutefois peut être pas tort de parler de sa "gomme" qui pourrait bien servir à effacer définitivement le PS du paysage politique français. Le vieux parti socialiste risque bien d'être "Game Over" dans les années à venir, victime des conflits d'intérêts des uns et des autres. Il est bien loin le temps de la SFIO.

Le monobloc UMP-CENTRE-PS pourrait bien exploser d'ici à 2012.

A gauche, Royal sera-t-elle candidate sans l'investiture du PS ? A droite, Jean-François Coppé se présentera-t-il en électron libre contre l'actuel président ? Combien de candidats sous l'étiquette 'Centre' obtiendront les 500 précieux parrainages pour effacer définitivement le très transparent et inutile Bayrou de la scène politique ?

A l'heure où plus rien ne va dans ce pays, chacun appréciera le spectacle offert par 'l'opposition' qui s'oppose bien plus en interne à elle-même qu'à la politique menée par Nicolas Sarkozy.