jeudi 4 décembre 2008

La prison dès 12 ans. A quand l'incarcération du foetus délinquant ?

Doit-on réformer l'ordonnance du 2 février 1945 et incarcérer les mineurs dès 12 ans ?

Selon le Ministre de la Justice, Rachida Dati, cette mesure résulterait du "bon sens" et les opposants à la réforme auraient une "vision réactionnaire".

La réalité aujourd'hui dans ce pays est qu'un enseignant qui va mettre une simple claque à un élève "mineur délinquant" âgé de 17 ans qui aura commis les pires excès va aussitôt susciter l'indignation des politiques, des médias et d'une manière générale de tous les biens pensants qui vivent dans ce pays. Autant dire des millions de personnes !

Un tel geste, véritable attentat, va déclencher sans délai une procédure judiciaire. Dépôt de plainte des parents, constitution en partie civile des associations, condamnation des institutions, indignation des politiques, colère des enseignants et des parents d'élèves et la liste est loin d'être exhaustive.

Incarcérer un mineur de 12 ans est, selon l'UMP, une mesure de "bon sens" tandis que mettre une claque à un jeune délinquant de 17 ans constitue dans ce pays un délit pénal qui suscite l'indignation de tous les biens pensants que se pays peut compter.

Pourtant, la fessée donnée aux enfants désobéissants a contribué depuis que le monde est monde à la bonne éducation de milliards de jeunes pour les amener petit à petit vers la vie adulte.

Il s'agit ici d'une fessée proportionnée administrée dans un but éducatif. Cette fessée n'a rien à voir avec des actes de violences commis contre des mineurs qui doivent eux, bien évidement, être sévèrement réprimés.

Quel est le véritable intérêt de la société ?

Ne plus éduquer ses enfants et les punir dès 12 ans à des peines sévères de prison dès qu'ils ont commis des actes illicites qui auraient pu être évités grâce à une bonne éducation ? Ou bien, au contraire, doit-on donner la priorité absolue à l'éducation en considérant que l'incarcération doit être l'exception ?

Nul doute que la cellule familiale a besoin d'être encouragée et protégée. Si cette cellule familiale est défaillante, c'est aux éducateurs de pendre le relais pour assurer la protection et l'éducation du mineur.

Cette éducation doit pouvoir s'accompagner, si besoin est, de la fessée éducative dans un cadre strictement nécessaire, proportionné et contrôlé.

Vaut-il mieux éduquer les mineurs ou les incarcérer ?

Étant donné l'état actuel du système carcéral français, est-il raisonnable de considérer qu'incarcérer un mineur de 12 ans est incompatible avec la dignité humaine ? Quel parent peut s'imaginer voir son enfant de 12 ans être incarcérer comme un adulte et se déplacer toutes les semaines au parloir pour le voir grandir ?

En France, un foetus tué dans le ventre de sa mère même au 9ème mois ne bénéficie d'aucune protection juridique. Il n'est pas considérer en droit comme une personne, humaine et vivante.

Il ne s'agit pas ici de remettre en cause l'avortement qui constitue une liberté fondamentale, liberté qui doit être garantie et protégée. Mais il semblerait plus opportun de donner un statut juridique à l'enfant à naître arrivé à terme plutôt que de pondre des lois destinées à incarcérer des mineurs toujours plus jeunes.

Après avoir lancé l'idée du dépistage des troubles du comportement chez les enfants en bas âges pour identifier parmi eux les futurs délinquants, pourquoi ne pas non plus essayer de dépister les troubles mentales chez le foetus à naître dans la foulée ?

A quand l'incarcération du foetus délinquants ?

Pourquoi ne pas incarcérer la maman du foetus à naître dépisté comme étant potentiellement un futur délinquant ?

Nul doute qu'après son accouchement, une fois qu'elle sera maman, madame Dati se rendra compte de la stupidité de ses déclarations. Elle sera sans nul doute la première femme à vouloir être une bonne mère et à bien éduquer son enfant en lui infligeant une petite fessée si besoin est.. Puisse son accouchement lui rendre sa sagesse.