mercredi 1 octobre 2008

Nouvelle augmentation de 18,8 milliards d'euros de la dette publique en 3 mois

La dette publique de la France (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) a augmenté de 18,8 milliards d'euros au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent et s'établissait à 1.269,3 milliards d'euros au 30 juin, a annoncé mardi l'Insee.

Nicolas Sarkozy avait promis d'être le Président du pouvoir d'achat et de réduire la dette.

Résultat : les classes moyennes et pauvres tombent peu à peu dans la précarité tandis que la dette augmente toujours plus.

C'est dans ce contexte que Bercy va débloquer 1 milliard d'euros pour "renflouer" DEXIA, une entreprise privé qui a fait durant des années des bénéfices qui n'ont profité qu'à quelques-uns. Aujourd'hui ce sont à nouveau les contribuables qui vont payer la facture.

L'Etat est surendetté, pourtant il va débourser 1 milliard d'euros pour essayer de sauver une entreprise privée qui a pris ses risques en jouant la carte du "tout profit".

Est-ce aux moins riches et aux pauvres de payer la facture ?

Le seul objectif du gouvernement est bien d'éviter une déstabilisation du CAC 40, c'est à dire des 40 entreprises les plus riches du pays.

Que rapportent ces entreprises aux citoyens vivant dans ce pays ?

Rien. La plupart de ces holdings ont délocalisé leurs activités à l'étranger et réalisent la majorité de leurs profits hors de France.

Les classes moyennes et pauvres ne bénéficient d'aucune retombée de ces profits pourtant c'est elles qui vont payer la facture.

Pendant ce temps là, Axel Miller, le patron de DEXIA, démissionnaire suite à la faillite de sa société a sorti son joker "parachute doré" et quittera finalement DEXIA avec la coquette somme de 3,7 millions d'euros.

Alors qu'est-ce qu'on dit ?

Merci Bercy.

Les indemnités de Monsieur Miller coûteront aux 60 millions de personnes vivant en France un peu plus de 6 centimes d'euro par individu. 6 centimes d'euro qui demain manqueront peut-être à une famille pour acheter une demi-baguette de pain à la boulangerie.