Selon la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, 923 millions de personnes sont victimes de la faim dans le monde en 2008.
Les grands pays de l'Union européenne ont égrené lundi leurs plans nationaux de sauvetage des banques, aboutissant à une addition de près de 1.700 milliards d'euros pour les recapitaliser ou garantir leur financement.
Berlin a annoncé 480 milliards d'euros, Paris 360 milliards, La Haye 200 milliards, Madrid et Vienne 100 milliards chacun, Lisbonne 20 milliards. Ces chiffres des pays de la zone euro s'ajoutent au plan britannique qui avait montré la voie la semaine dernière avec 380 milliards d'euros. L'Italie a annoncé qu'elle dépenserait "autant que nécessaire" pour ses banques.
Asina est kényane, elle vit avec ses 6 enfants dans le bidonville de Kibera à la périphérie de Nairobi. Le prix des aliments de base s’est envolé et pour elle chaque jour, manger est un pari : “Quand on mange le midi, dit-elle, on se demande si on va pouvoir manger le soir ou pas. Si on a à manger, c’est bien, sinon, on reste comme ça…”
Ils sont désormais près d’un milliard à rester comme ça, en attendant. L’Union européenne a d’ores et déjà annoncé qu’elle débloquera 15 millions d’euros supplémentaires pour les 5 pays de la corne de l’Afrique qui s’ajouteront aux 135 millions déjà versés cette année. Mais selon la FAO, il faudrait au moins 22 milliards d’euros par an pour assurer la sécurité alimentaire dans le monde.
En France, 7 millions de personnes vivent avec moins de 880 euros par mois et des milliers d'autres croupissent dans la rue en dessous du seuil de pauvreté.
Dans ce contexte catastrophique, quelle est la priorité absolue de Nicolas Sarkozy ?
"Il faut débloquer le marché entre banques. L'argent ne circule plus", a commenté le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne.
Les banquiers pillent quotidiennement leurs millions de clients pris en otages d'un système où l'on ne peut exister si on ne possède pas de compte bancaire.
Agios, incitation au crédit qui conduit des centaines de milliers de familles dans le surendettement, frais en tout genre, interdiction bancaire...
Comment peut-on remercier les banques pour leur dévouement philanthropique envers l'humanité ?
En leur offrant un petit présent de 1.700 milliards d'euros...
Et pour ceux qui ont faim ? Et pour ceux qui n'ont rien ? C'est normal, non ? Les pauvres c'est fait pour être très pauvres et les riches très riches. Alors merci qui ?
Les résultats de cette petite dépense de 1.700 milliards d'euros ne se sont pas fait attendre : les bourses européennes ont continué de dégringoler, le CAC 40 abandonnant encore 6%.