lundi 16 juin 2008

Construction de 1300 nouveaux logements à Jérusalem

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a haussé le ton dimanche face à la poursuite de la "colonisation israélienne", lors d'une tournée en Israël et en Cisjordanie.

Mme Rice a averti les Israéliens que les projets et les nouvelles constructions dans les colonies, qui se sont multipliés ces derniers mois, "ne préoccupaient pas seulement les Palestiniens et les pays voisins, mais aussi l'Europe".

De son côté Mark Regev, porte-parole du Premier ministre Ehud Olmert, a pour sa part réaffirmé les positions d'Israël : "Jérusalem c'est Jérusalem, et la Cisjordanie c'est la Cisjordanie", a-t-il dit.

Il faisait allusion au fait qu'Israël considère la partie arabe de Jérusalem, conquise durant la guerre de juin 1967, comme une partie de son territoire et que les constructions de logements peuvent s'y poursuivre.

La communauté internationale, y compris les Etats-Unis, n'ont jamais reconnu cette annexion de Jérusalem-est, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat.

Quelle crédibilité donner aux critiques de la Chef de la diplomatie américaine concernant la construction de 1300 nouveaux logements réservés à de jeunes couples israéliens et à des pauvres à Jérusalem ?

Jérusalem est incontestablement la capitale historique, économique et politique d'Israël quoi qu'en pensent de nombreuses diplomaties dans le monde.

La construction de nouveaux logements à Jérusalem semble parfaitement légitime et les critiques émises par Madame Rice restent infondées.

Ces projets de construction n'ont pas d'incidence sur le processus de paix. Pour preuve, selon le mouvement islamiste palestinien et l'Egypte, Israël et le Hamas auraient accepté de respecter à partir de jeudi une trêve des violences dans la bande de Gaza.

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, sans démentir un accord, reste bien évidement prudent.

"Nous étudions la possibilité de parvenir rapidement à une accalmie. Il est encore trop tôt pour parler d'une accalmie et lorsqu'elle entrera en vigueur, à supposer qu'elle entre en vigueur, il est difficile d'estimer combien de temps elle durera", a-t-il affirmé.

La Maison Blanche s'est abstenue pour sa part de commenter l'annonce de la trêve.

Il est à souhaiter que la libération de Gilad Shalit, le soldat israélien capturé en 2006 par des groupes armés palestiniens dont le Hamas, intervienne rapidement dans le cadre de cette trêve.